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Anxiété et angoisses

« Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que quelque chose ne va pas. »« Je pense sans arrêt à tout ce qui pourrait arriver. »« Mon cœur s’emballe, je manque d’air, j’ai l’impression que je vais perdre le contrôle. »L’anxiété et l’angoisse font partie de ces expériences humaines que nous connaissons tous, à des degrés différents. Elles peuvent apparaître dans une période de changement, face à une décision importante, lorsqu’une relation devient incertaine, dans un contexte professionnel difficile ou simplement lorsque la vie nous confronte à quelque chose que nous ne pouvons pas maîtriser.Elles ne sont donc pas nécessairement le signe que « quelque chose ne va pas chez nous ». Elles peuvent aussi être une manière pour notre organisme et notre psychisme de nous alerter : quelque chose compte pour moi, quelque chose me met en insécurité, quelque chose demande mon attention.

L’anxiété : un système d’alarme

L’anxiété est, à l’origine, un mécanisme de protection. Notre cerveau anticipe un danger possible et prépare notre corps à y faire face.Le cœur accélère, la respiration se modifie, les muscles se tendent, l’attention devient plus vigilante. Nous nous préparons à agir.Ce système est précieux lorsqu’un danger est réel et immédiat. Mais il peut devenir épuisant lorsqu’il se déclenche face à des dangers possibles, imaginés ou anticipés.« Et si… ? »Et si je me trompais ?
Et si quelque chose arrivait à mes proches ?
Et si je n’y arrivais pas ?
Et si je perdais mon travail ?
Et si cette douleur était le signe de quelque chose de grave ?L’anxiété se nourrit souvent de cette anticipation. Elle cherche à prévoir l’imprévisible et à obtenir une sécurité absolue dans un monde qui, par définition, ne peut jamais nous la garantir complètement.

Anxiété et angoisse : quelle différence ?

Dans le langage courant, les deux termes sont souvent utilisés comme des synonymes. On peut toutefois les distinguer.L’anxiété est souvent davantage liée à l’anticipation : une inquiétude persistante, une impression de menace, des pensées qui tournent en boucle, la difficulté à se détendre ou à « décrocher ».L’angoisse, elle, peut être vécue de manière beaucoup plus intense et corporelle. Elle peut surgir brutalement, parfois sans que l’on comprenne immédiatement pourquoi : oppression dans la poitrine, boule dans la gorge, vertiges, tremblements, accélération du cœur, sensation d’étouffement, impression de perdre le contrôle ou de devenir « fou ».Ces sensations peuvent être extrêmement impressionnantes. Pourtant, une crise d’angoisse correspond souvent à une activation très forte du système d’alarme du corps. Elle donne l’impression d’un danger imminent alors même qu’aucun danger extérieur immédiat n’est présent.

Pourquoi est-ce parfois si difficile de « simplement se calmer » ?

Parce que l’anxiété ne se situe pas uniquement dans nos pensées.Elle engage le corps, les émotions, les pensées, les comportements et notre environnement relationnel.Plus je me sens en danger, plus mon corps s’active. Plus mon corps s’active, plus je peux interpréter ses sensations comme inquiétantes. Plus je m’inquiète, plus je surveille ce qui se passe en moi.Un cercle peut alors s’installer :sensation → inquiétude → interprétation catastrophique → activation corporelle → nouvelle inquiétude.À cela peuvent s’ajouter des comportements destinés à nous rassurer : vérifier, demander constamment l’avis des autres, éviter certaines situations, chercher des informations sur Internet, contrôler son corps ou vouloir tout anticiper.Ces stratégies peuvent soulager à court terme. Mais parfois, elles entretiennent l’anxiété à long terme en envoyant implicitement au cerveau le message :
« Cette situation est effectivement dangereuse. Je dois continuer à me protéger. »

Et si l’anxiété avait quelque chose à nous apprendre ?

Vouloir se débarrasser immédiatement de toute anxiété est compréhensible. Pourtant, il peut être intéressant de prendre un peu de recul.De quoi mon anxiété essaie-t-elle de me protéger ?Qu'est-ce qui est important pour moi derrière cette peur ?Est-ce que je traverse actuellement une période d’incertitude, de changement ou de perte ?Est-ce que mes exigences envers moi-même sont devenues trop élevées ?Est-ce que je porte seul·e des responsabilités qui pourraient être partagées ?Est-ce que mon corps manque de repos ?Est-ce qu’une émotion – colère, tristesse, impuissance, peur – n’a pas trouvé suffisamment de place pour être entendue ?L’anxiété n’a pas toujours un message clair. Mais elle peut constituer une invitation à ralentir, écouter et réajuster.

Apprendre à apprivoiser plutôt qu’à combattre

Lorsque l’anxiété devient envahissante, il ne s’agit pas forcément de réussir à ne plus jamais avoir peur.Il peut être plus réaliste et plus fécond d’apprendre progressivement à rester en relation avec ce qui fait peur sans que la peur décide de tout.Cela peut passer par différentes portes d’entrée :

  • apprendre à reconnaître les signes corporels de l’anxiété ;
  • retrouver une respiration plus calme et un ancrage corporel ;
  • identifier les pensées qui alimentent l’inquiétude ;
  • distinguer ce qui dépend de moi de ce qui ne dépend pas de moi ;
  • retrouver des espaces de repos et de récupération ;
  • questionner certaines exigences ou certains modes de fonctionnement ;
  • oser progressivement ce que l’anxiété pousse à éviter ;
  • parler de ce qui inquiète avec une personne de confiance ;
  • retrouver des ressources relationnelles, affectives, professionnelles ou personnelles.

Il n’existe pas une seule manière de prendre soin de son anxiété. Ce qui aide une personne peut ne pas convenir à une autre.C’est pourquoi il peut être utile de considérer la personne dans son ensemble, mais aussi dans son histoire et dans son environnement.

Quand demander de l’aide ?

Il est possible de ressentir de l’anxiété sans avoir besoin d’une prise en charge psychologique. Mais lorsque celle-ci devient très présente, empêche de dormir, limite les déplacements ou les activités, perturbe les relations ou le travail, ou entraîne des stratégies d’évitement importantes, il peut être précieux de ne pas rester seul·e avec ce qui se passe.Demander de l’aide ne signifie pas que l’on est faible ou que l’on « ne gère plus ».Parfois, c’est simplement reconnaître que l’on mérite de ne plus porter seul·e ce qui est devenu trop lourd.Un accompagnement psychologique peut permettre de mettre des mots sur ce qui se vit, de mieux comprendre les mécanismes de l’anxiété et de retrouver progressivement davantage de liberté.

Faire de la place à ce qui est là

L’objectif n’est peut-être pas de construire une vie dans laquelle nous ne ressentirions plus jamais d’inquiétude.La peur, l’incertitude, la vulnérabilité font partie de l’existence.Il s’agit plutôt de pouvoir retrouver cette sensation précieuse :« Je peux ressentir de la peur sans être entièrement gouverné·e par elle. »Parfois, apprivoiser l’anxiété commence simplement par un premier pas : s’arrêter, respirer, écouter ce qui se passe en soi et se demander avec bienveillance :« De quoi ai-je besoin, maintenant ? »

Outils et techniques

Trouver la bonne technique, le bon outil pour débloquer une situation, avancer dans sa vie,

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Méditation de pleine conscience

Prenez quelques minutes par jour pour pratiquer la méditation de pleine conscience. Cela peut contribuer à réduire le stress et à améliorer votre bien-être mental général.

Désintoxication numérique

Faites une pause avec les écrans en vous débranchant pendant quelques heures ou une journée entière. Profitez-en pour lire, passer du temps avec vos proches ou vous adonner à d'autres activités saines.

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